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Chœur de chambre de Paris
direction Paul de Plinval
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Un chœur, un instrument
concert au profit d'Amnesty international

30 mars 2005 à l'église des Billettes,
22, rue des Archives, 75004 Paris

Violoncelle : Marie Deremble
Guitare : Christine Martin-Culet
Violon : David Braccini
Hautbois : Arnaud Guittet

L'originalité de cette soirée musicale a résidé dans le choix éclectique de pièces profanes et sacrées des XIXe et XXe siècles, composées pour chœur accompagné d'un instrument soliste.

Zoltan Kodaly (1882-1967)
Sonate op.8 pour violoncelle seul (1915)
Premier mouvement allegro maestoso ma appassionato

Anton Stepanovitch Arensky (1861-1906)
Trois Quatuors vocaux, op. 57
Chœur à quatre voix mixtes et violoncelle
Poèmes d'Afanasi

Heitor Villa-Lobos (1887-1959)
Prélude n¡ 1 en mi mineur pour guitare (1940)

Chanson basque (Anonyme du XVIIe)
Maitia nun zira pour voix et guitare

Benjamin Britten (1913-1976)
Folk songs pour voix et guitare
I will give my love an apple, Sailor boy

Jean-Sébastien Bach (1865-1750)
Sicilienne de la 1re Sonate en sol mineur BWV 1001

Gustav Holst (1874-1934)
Four Songs, Op. 35 pour voix et violon
Jesu sweet, My soul has nought but fire and ice,
I sing of a maiden, My Leman is so true

Benjamin Britten (1913-1976)
Métamorphoses, d’après Ovide (1951) pour hautbois seul (Extraits)

Vic Ness (1936- )
Concerto per la beata Vergine
Chœur mixte et haut-bois

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Et à propos du programme :

• Trois Quatuors vocaux, op.57, d'Anton Arensky (1861-1906)
Chœur mixte et violoncelle
Compositeur de l'empire russe, Anton Arensky fut l'élève de Rimsky-Korsakov au conservatoire de Saint-Pétersbourg pendant les années 1870 et 1880. Après l'obtention de son diplôme en 1882, Anton Arensky est invité à enseigner au conservatoire de Moscou (1882-95) où il subit l'influence de Tchaikowsky. Plus tard, il succédera à Balakirev à la tête de la Chapelle impériale à Saint-Petersbourg (1895-1901). Parmi ses nombreux élèves, citons Rachmaninov, Scriabine, Glière, Konyus et Koreshchenko.
Anton Arensky a composé plusieurs opéras, des pièces pour orchestre, de la musique de chambre et de nombreuses mélodies. Les Trois Quatuors vocaux, op. 57 datent probablement de 1901. Ils utilisent des poèmes d'Afanasi Fet. La combinaison d'un chœur à quatre voix et du violoncelle est originale. Dans "Sérénade"(Andantino), l'atmosphère est pensive et nocturne, dans "Aux étoiles mourantes" (Moderato), tandis que dans "La Source chaude" (Allegro), les doubles croches incessantes du violoncelle illustrent le murmure de la source.

• I will give my love an apple de Benjamin Britten (1913-1976)
Voix et guitare
Benjamin Britten est le compositeur le plus important de la musique anglaise du XXe siècle. En 1927, à l'âge de treize ans, il prend des cours de composition avec Frank Bridge, dont l'influence sera décisive.
De 1930 à 1933, Britten étudie au Royal College of Music de Londres sous la direction de John Ireland, pour la composition, d'Arthur Benjamin et Harold Samuel pour le piano.
Mais c'est en 1934, lors du Festival de la Société internationale de musique contemporaine à Florence, que Britten fait brillamment son entrée en scène en tant que compositeur, avec la création du Quatuor Fantaisie pour hautbois et cordes.
En 1945, la création de Peter Grimes marque le début de sa carrière de musicien dramatique ainsi que la naissance de l'opéra anglais moderne. Benjamin Britten a principalement composé des œuvres vocales. Il a beaucoup d'affinités avec le folklore, et l'on retrouve ce goût notamment dans les English folk songs (chansons populaires anglaises).

• Four Songs op.35, de Gustav Holst (1874-1934)
Voix et violon
Compositeur anglais d'origine suédoise, Gustav Holst commence l'apprentissage de la musique avec son père organiste et sa mère professeur de piano, puis s'inscrit au Royal College of Music, où il enseignera plus tard. Il dirige les activités musicales de l'armée britannique à Salonique et à Istambul pendant la Première Guerre mondiale, mais sa mauvaise santé le conduit à limiter ses activités. S'inspirant des maîtres anciens et de Purcell, Gustav Holst a su également tirer profit de la chanson populaire et du répertoire folklorique. S'il est l'auteur de plusieurs opéras (Sävitri, The Perfect Fool, The Wandering Scholar...), de ballets et de très nombreuses partitions de musique de chambre et de musique vocale, Holst est célèbre avant tout pour sa suite symphonique les Planètes (1914-1916, création publique en 1920).

• Concerto per la beata Vergine, de Vic Nees (1936-)
Chœur mixte et hautbois
Né en 1936 à Malines (Belgique), Vic Nees est aujourd'hui la figure de proue de la musique chorale flamande. Issu d'une famille de musiciens, il fit ses études au conservatoire royal flamand de musique d'Anvers, où il obtint le prix De Vleeshouwer dans la classe de composition de Flor Peeters ; puis il parfait ses études de direction chorale avec Kurt Thomas en Allemagne.
En 1961, il devient producteur d'émissions radio de musique chorale à la BRT. Entre 1970 et 1996, il dirige le Chœur de chambre de la Radio flamande. En tant que chef de chœur, il fut invité aux Pays-Bas, en Irlande, en Espagne, en Hongrie, au Venezuela, le plus souvent pour diriger ses propres compositions.
Consultant auprès de la Fédération européenne des jeunes chorales, Vic Nees fut plusieurs fois récompensé pour son travail de composition, presque exclusivement consacré à un seul genre, la musique vocale : cycles de chants chorals, grandes œuvres pour chœurs, cycles de mélodies...
Le Concerto per la beata Vergine repose sur trois chants de louange à la Vierge Marie.
"Quem terra" (andante) peut être considéré comme une profession de foi, "Inviolata" (adagio) comme une supplication, "O gloriosa"(allegro) comme un cri de joie. Même schéma pour la musique : sérieuse dans l'andante, réservée dans l'adagio et enthousiaste dans l'allegro. La grande attention portée aux mots se révèle dans les nombreuses répétitions, les déplacements d'accents et les images créées. Tantôt solidaire du chœur, le hautbois s'en détache ensuite à nouveau. Dans la première partie, il cite le célèbre chant "Josef lieber, Josef mein", tandis que dans la 3e partie, il se délecte de l'étourderie d'Ève "in modo di jazz".

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